15 septembre 2022


Importance de rester dans la partie

Ce mois-ci, nous avons le plaisir de vous présenter un article mettant en vedette Amanda Black (Ph.D), thérapeute du sport agréée depuis 2012 et professeure-chercheuse adjointe à l’Université de Calgary. Ses recherches portent sur les blessures sportives, notamment les commotions cérébrales et, dans le cadre de la Semaine de sensibilisation aux commotions cérébrales qui débutera à la fin du mois, le moment était opportun pour recueillir ses propos et en apprendre davantage sur son expérience en tant que CAT(C). Sa décision de centrer ses recherches sur les blessures sportives a été inspirée par ses expériences en tant qu’athlète et thérapeute du sport.

« Pendant plusieurs années, j’ai pratiqué divers sports en tant qu’athlète, notamment le soccer, le hockey et la lutte. Mon sport principal était le soccer et au cours de ma carrière, j’ai vécu une expérience qui a changé ma vie à jamais. Lors d’un match, je me suis blessée à la cheville. Comme cette blessure est survenue juste avant un tournoi et que je n’avais pas accès à un thérapeute du sport, j’ai continué à jouer même si mon corps m’envoyait des signes de ralentir. Cette blessure a changé ma vie, puisqu’elle a mis fin à ma carrière d’athlète. Même si ce fût une période dévastatrice, cet incident a toutefois été une source d’inspiration pour mon choix de carrière et la profession de CAT(C).

Après ma blessure, j’ai voulu en apprendre davantage sur la profession de thérapeute du sport, convaincue que si au cours de ma carrière d’athlète j’avais été sensibilisée à l’importance d’une bonne gestion des blessures par un thérapeute du sport, ma carrière n’aurait pas pris fin aussi tôt. Les thérapeutes CAT(C) jouent un rôle très important dans la vie de leurs athlètes. Ils sont à leur côté non seulement dans les moments précédant une blessure, mais également pendant la réadaptation et après leur rétablissement. J’ai adoré mon travail de thérapeute du sport qui m’a permis de faire une grande différence dans la vie des athlètes en les aidant à revenir au jeu de manière sécuritaire et les accompagnant tout au long du processus de réadaptation de manière sécuritaire afin qu’ils puissent continuer à faire ce qu’ils aiment.

C’est en partie à cause d’un événement bien précis survenu alors que j’étais une jeune thérapeute du sport que j’ai décidé de réorienter ma carrière vers la recherche. J’étais sur les lignes de côté avec une équipe lorsque le gardien de but a été impliqué dans une mêlée devant le filet. Après que les joueurs se soient éparpillés, j’ai remarqué que le gardien se tenait la tête, un signe classique d’une commotion. Je l’ai retiré du jeu pour l’évaluer, mais il m’a dit qu’il se sentait bien et il a été autorisé à retourner sur le terrain. Lors du jeu suivant, le gardien a laissé passer le ballon juste à côté de lui! Ses comportements étaient des signes de commotions et il a été retiré du jeu immédiatement. J’ai remarqué les changements dans son comportement et cela a piqué ma curiosité et suscité un intérêt pour en apprendre davantage sur les commotions.

Bien comprendre les commotions cérébrales est extrêmement utile pour les CAT(C), plus particulièrement en raison de l’évolution et de la mise à jour constantes des recherches sur ce sujet. Il est essential de demeurer au fait des dernières recherches afin d’offrir un meilleur soutien à nos patients et athlètes.

Après tout, nous avons le privilège d’être sur les lignes de côté et de pouvoir être les premiers à observer les signes d’une commotion. Les thérapeutes CAT(C) ne devraient pas hésiter à prendre une décision s’ils pensent qu’un athlète a subi une commotion. Même s’il est important de garder une vision d’ensemble et de considérer que l’athlète puisse avoir autre chose qu’une commotion, les thérapeutes CAT(C) ne devraient jamais avoir peur de prendre une décision difficile.

Lorsqu’un CAT(C) prend la décision de retirer un athlète, il peut l’aider tout au long du processus de rétablissement afin d’éviter d’autres blessures. Lorsqu’un de nos patients a subi une commotion, nous pouvons le guider afin qu’il reprenne son niveau d’activité. Les thérapeutes CAT(C)s peuvent faire une immense différence dans la vie des athlètes, sur le plan personnel comme professionnel. Si vous êtes CAT(C) — faites confiance à votre instinct et à votre formation afin de mieux appuyer vos athlètes.

Si vous aimeriez en apprendre davantage sur la thérapie du sport et les recherches sur les commotions cérébrales, inscrivez-vous à notre webinaire du 5 octobre à 20h (HNE).Et assurez vous d’être au courant des dernières nouvelles concernant l’ACTS en nous suivant sur Instagram, Facebook et LinkedIn!